· 

AU SUJET DE LA PSYCHOSE ET DE LA KUNDALINI

 

par Stanislav Grof

 

LE POINT DE VUE DU PSYCHIATRE LEE SANNELLA

Dans le livre, « Spiritual Emergency, when personal transformation becomes a crisis » Stanislav Grof et son épouse Christina ont rassemblé une série d'articles d'une valeur particulière.

 

Des psychiatres, des psychologues, des maîtres spirituels ont exprimé leur avis sur les problèmes psychiques qui peuvent survenir comme conséquence d'un développement et d'une croissance spirituelle.

 Lee Sannella, également psychiatre, ayant une connaissance étendue dans le domaine de la médecine holistique, a attiré pour la première fois l'attention du monde médical sur le phénomène de la Kundalini.

 

Dans son livre " The Kundalini Experience : Psychosis or Transcendence "(*) il mentionne différents symptômes spirituels et physiques qui pourraient être une forme d'expression de l'éveil de La Kundalini, présente chez tout le monde à la base de la colonne vertébrale, à l'état de sommeil.

 

Le réveil et l'ascension de cette énergie, le long de la colonne jusqu'au sommet de la tête, enclenchent un processus spirituel qui, dans certains cas, peut provoquer divers symptômes graves. Dans "Spiritual Emergency" Lee Sannella écrit un article qui éclaire son point de vue.

 

L'énergie de la Kundalini a pour fonction d’éliminer le stress en levant les blocages de notre système nerveux. Le processus complet de l'éveil de la Kundalini est essentiellement une méthode de purification ou un processus de rééquilibrage. Dans la vision classique, l'énergie voyage du bas de la colonne vertébrale, de notre coccyx, le long de la colonne à travers les différents chakras ou centres nerveux, jusqu'au sommet de la tête. Pourtant, il peut aussi se produire que l'énergie descende du front, via la poitrine vers le ventre. Sannella suppose que cette énergie devrait être mesurable par des tests psychologiques ou physiologiques. En tant que psychiatre, il s'est surtout intéressé aux différences des symptômes entre le processus de la Kundalini et la psychose.

 

Dans des études antérieures, il est arrivé à la conclusion qu'une psychose peut apparaître par suite d'une expérience relative à la Kundalini, où la réaction a été négative, ou bien à cause d’une pression sociale, ou bien à la suite d'un conditionnement personnel antérieur. Or, les études qui ont été réalisées permettraient de faire la distinction entre une simple psychose et une psychose résultant d'un éveil spirituel.

 

Ceux qui ont vécu l'expérience de l'éveil spirituel se reconnaissent mutuellement. Ils sont souvent plus objectifs au sujet de leurs expériences que les gens qui n'ont subi qu'une simple psychose.

 

De plus, il existe des expériences qui ne sont propres qu'à ceux qui ont vécu l’éveil de la Kundalini : sensations de chaleur dans le corps, vibrations, sensations de fourmillements ou de démangeaisons sur le corps entier, éblouissements, douleurs, surtout à la tête, mode de respiration étranges, mouvements corporels spontanés et audition de sifflements et de murmures. L'expérience de l'éveil de la Kundalini peut finalement conduire à une meilleure réaction au stress, à la sérénité, à des relations plus saines et même à l'éveil de pouvoirs particulier, soit de dons paranormaux, soit de dons de guérison. Mais, à l'origine, l'expérience peut être écrasante et complètement déséquilibrante.

 

Plus on oppose de résistance au processus qui se développe, plus de douleurs et de problèmes surgiront. Le lâcher prise lors du processus est donc indispensable et la compréhension de l'entourage permettra d'accepter ce qui arrive. Les gens sensibles devront supporter plus d'effets dérangeants. Ces gens-là arrêtent alors leurs techniques de yoga ou de méditation, connues pour accélérer le processus. Les plus grands problèmes que rencontre ceux qui vivent un éveil de la Kundalini sont l'incompréhension et l'ignorance du phénomène par l'Occident. Lorsque la position à l'encontre de la transe, de l'expérience mystique et de l'éveil de la Kundalini, changera en Occident, non seulement les gens qui ont connu de telles expériences pourront en profiter pleinement, mais tout le monde y trouvera un bénéfice. Pour l'instant, le fait, de subir pareilles expériences, conduit à l'isolement, au retrait de la société, par crainte d'être considéré comme fou, d'aboutir dans un hôpital psychiatrique et de faire l'objet d'un diagnostic stigmatisant. Le fait est qu'alors le processus de renaissance, de développement personnel et spirituel est complètement ignoré. Le processus d'éveil de la Kundalini est finalement une sorte de thérapie de l'intérieur, plus puissante que toute autre forme de thérapie. Un bon accompagnement de la part de ceux qui (re) connaissent le processus et lui rendent sa valeur positive est indispensable.

 

Spiritual Emergency, When Personal Transformation Becomes a Crisis - Ed. : Stanislav Grof and Christina Grof - 1989 - Jeremy P.Tarcher/Putman Penguin Putnam Inc. New York

 

 

Artiste : Caroline Manière
Artiste : Caroline Manière

 

Stanislav Grof : La psychologie sera transpersonnelle

 

Stanislav Grof, psychiatre américain d’origine tchèque, né à Prague en 1931, est connu dans le monde comme chef de file des études sur les états non ordinaires de conscience (intuition, méditation, hypnose, médiumnité…). Il est l’un des fondateurs, avec Abraham Maslow, de la psychologie transpersonnelle et l’inventeur de la respiration holotropique. -Erik Pigani

 

Psychologies : Vous êtes l’un des fondateurs de la psychologie transpersonnelle, une approche qui intègre les états non ordinaires de conscience et les expériences dites « extraordinaires » dans l’étude du psychisme humain. Quelle est votre définition de ces états ?

 

Stanislav Grof : Par nature, tout état mental différent de l’état d’éveil habituel est dit « non ordinaire » : méditation, transe, relaxation, intuition, créativité, interprétation artistique, expériences mystiques, états érotiques, hypnose, rêves, rêveries, médiumnité… La psychologie transpersonnelle intègre ces états qui nous permettent de dépasser la réalité ordinaire – notre histoire biologique et psychologique personnelle – pour accéder au passé, au présent et à l’avenir de notre univers, ainsi qu’à d’autres niveaux de réalité décrits par les grandes traditions spirituelles.

 

Il existe un ensemble d’expériences « extraordinaires » qui impliquent aussi une modification de l’état de conscience, comme les NDE [near death experiences, « expériences de mort imminente », ndlr], les « souvenirs » de vies antérieures, et les phénomènes parapsychologiques comme la télépathie, la clairvoyance, la précognition… Nombre de ces expériences humaines ne s’expliquent pas dans le cadre de la psychologie classique.

 

Mais attention : la psychologie transpersonnelle n’est pas de la parapsychologie. Elle ouvre le champ de la psychologie en intégrant les découvertes de la parapsychologie scientifique, tout comme elle intègre les recherches en psychologie expérimentale, en neurophysiologie, en biologie, en thérapie quantique… Le transpersonnel est, par essence, un système ouvert et non un agrégat de dogmes et de croyances.

 

Qu’est-ce qui a motivé votre intérêt pour ces états ?

 

Une expérience mystique à laquelle je n’étais pas du tout préparé… Je suis né en Tchécoslovaquie en 1931, dans une famille qui n’avait aucun lien avec la religion, et j’ai été élevé dans le contexte le plus matérialiste qui soit, puisque mon pays est tombé, lorsque j’avais 17 ans, sous la domination soviétique. Tout ce qui ressemblait de près ou de loin à la spiritualité était donc proprement rejeté. Un jour, j’ai découvert l’oeuvre de Freud, qui m’a littéralement fasciné. Je me suis alors orienté vers la psychiatrie, je me suis inscrit à l’école de médecine de Prague, et j’ai ensuite rejoint un petit groupe de psychanalystes. Au bout d’un certain temps, la psychanalyse a commencé à me décevoir, non à cause de la théorie, mais de la pratique, et surtout du temps et de l’argent qu’il fallait investir pour, finalement, bien peu de résultats. Même les études de médecine qui, chez nous, étaient terriblement orthodoxes, avec une vision mécaniste du corps humain, plus proche de la plomberie que de la thérapie, commençaient à me peser. Si bien que j’en étais arrivé à regretter d’avoir choisi cette carrière.

 

Vous avez pourtant persévéré…

 

Oui, par la force des choses… ou du destin, si vous préférez. Nous étions en 1956. Un jour de cette année-là, notre unité de recherche a reçu, d’un grand laboratoire pharmaceutique suisse, une boîte d’ampoules remplies d’une étrange substance. C’était de l’acide lysergique diéthylamide, le désormais fameux LSD… Dans son courrier, ce laboratoire nous demandait si nous acceptions de participer à une expérimentation avec ce produit, qui avait la propriété de provoquer des états psychotiques particuliers, en le testant d’abord avec nos patients, ensuite sur nous… histoire d’expérimenter par nous-mêmes ce qu’est la psychose ! Vous imaginez ?

 

Eh bien, je me suis porté volontaire. Je résume, mais ce qui s’est passé pour moi a transformé ma vie : après avoir pris une dose infime de cette substance, j’ai vu une lumière extraordinaire. Je ne le savais pas à l’époque, mais c’était exactement cette lumière indicible décrite dans Le Livre des morts tibétain, que nous sommes censés voir lors de notre départ vers l’au-delà. Tout à coup, je me suis senti propulsé hors de mon corps, comme si ma conscience filait droit dans le cosmos, traversant galaxies et trous noirs en s’élargissant toujours plus. J’avais l’impression de devenir « un » avec tout ce qui existe, d’être « dans » l’univers physique. J’ai ressenti des émotions d’une puissance que je n’aurais jamais pu concevoir. Ma conscience s’est ensuite comme « rétrécie », et a tourné autour de mon corps avant de le réintégrer.

 

Vous ne vous êtes pas dit que vous aviez vécu un épisode psychotique ?

 

Non, parce que j’étais psychiatre, et j’ai tout de suite compris que, à l’inverse d’une crise, cette expérience avait été incroyablement positive. J’en ai été transformé, au point que je me suis senti devenir réellement un être humain à partir de ce jour-là. Ce changement profond, que l’on appelle parfois le « retournement du soi », est d’ailleurs l’une des caractéristiques de la NDE et de certaines expériences mystiques spontanées. Voilà pourquoi j’ai passé une bonne partie de ma carrière à redéfinir la notion de psychose et à étudier le pouvoir thérapeutique des états non ordinaires de conscience. D’abord à l’Institut de recherches psychiatriques de Prague où, pendant quinze ans, j’ai mené mes propres études avec des centaines de patients, notant systématiquement toutes leurs « visions », leurs « voyages », les catégories d’expériences, leurs points communs, les résultats sur leur bien-être, leur guérison dans certains cas… Un vrai travail d’exploration, car je n’avais aucune connaissance en matière de spiritualité.

 

Vous ne connaissiez pas les travaux de Jung ?

 

Même pas, car, dans notre société marxiste, ses livres étaient mis à l’index ! Il a donc fallu que je me débrouille avec ce que j’avais. En 1967, j’ai été invité aux États- Unis en tant que professeur assistant à l’école de médecine de Baltimore et, lorsque le printemps de Prague est survenu, en 1968, je suis resté sur place et j’ai été nommé chef de projet au Centre de recherches psychiatriques du Maryland, pour tester le potentiel thérapeutique des états de conscience avec des malades en phase terminale de cancer. Ensuite, nous avons travaillé avec des techniques millénaires, comme la transe, la méditation ou la respiration contrôlée, capables de provoquer des états non ordinaires de conscience de façon naturelle. En 1973, je suis devenu professeur résident à l’Institut Esalen, à Big Sur, en Californie. Plus tard, avec mon épouse Christina, nous avons mis au point la respiration holotropique, une technique spécifique d’hyperventilation qui, avec un protocole très précis, permet de « voyager » dans l’inconscient et au-delà. C’est là que j’ai eu la confirmation d’une intuition que j’avais eue pendant ma première expérience personnelle : notre conscience – notre « esprit » si vous préférez – n’est pas localisée dans le cerveau.

 

 

 

 

Que répondez-vous aux scientifiques qui expliquent les expériences mystiques ou spirituelles par l’activation d’une zone de notre cerveau ?

 

Ils n’ont pas dit que des « neurones de la spiritualité » étaient responsables de l’expérience. L’affirmer, c’est ne pas tenir compte d’un nombre considérable de recherches qui démontrent – et aujourd’hui, on en a la certitude – que la conscience n’est pas fabriquée par le cerveau comme la bile par le foie, mais qu’elle se trouve « ailleurs ». L’image que je donne souvent, c’est celle du poste de télévision : vous pouvez le démonter, l’étudier, comprendre pourquoi il y a des images en couleur et des chaînes différentes, cela ne vous dira rien sur la façon dont sont fabriqués les programmes, ni d’où ils viennent. Dire que la conscience est uniquement une affaire de cerveau revient à dire qu’un programme est fabriqué par le poste de télévision ! Il y a quelques années, nous étions encore très prudents quant à nos affirmations, mais aujourd’hui, nous n’avons plus aucun doute sur le sujet.

 

Quand avez-vous rencontré Abraham Maslow, aux côtés de qui vous avez fondé la psychologie transpersonnelle ?

 

Dès mon arrivée aux États-Unis. Je lui avais envoyé mes rapports, qui représentaient quelques milliers de pages, parce qu’il avait déjà engagé ses recherches sur les expériences mystiques spontanées – qu’il appelait « expériences paroxystiques ». Il venait de compléter sa théorie sur les besoins humains en lui ajoutant le besoin de spiritualité, après avoir travaillé d’une manière exhaustive et minutieuse pour démontrer que les personnes qui vivent de telles expériences en tirent un bénéfice personnel considérable, et que nos dimensions spirituelles sont un aspect essentiel de la structure de la personnalité. Il a été littéralement fasciné par mes travaux et mes conclusions sur la nature transcendante de l’esprit humain, et m’a invité à participer aux réunions de son groupe de psychologie humaniste. Un jour, j’ai suggéré que, pour mieux comprendre pourquoi notre psychisme est capable de transcender les limites de l’espace et du temps, il fallait aussi tenir compte des recherches en neurophysiologie, en biologie, ou en physique quantique. C’est alors que j’ai suggéré de fonder une nouvelle école, la « psychologie transpersonnelle » – c’est-à-dire qui va « au-delà du personnel ».

 

Comment ce mouvement a-t-il été accueilli dans la communauté psy américaine ?

 

Dans les institutions officielles, par l’ignorance la plus totale. Mais nous avons été soutenus par un nombre incalculable de chercheurs réputés dans toutes disciplines, y compris des prix Nobel de physique. Avec le temps, les choses ont beaucoup changé, car de plus en plus de professionnels pensent que la psychologie orthodoxe, fondée sur la théorie freudienne, qui réduit l’esprit à un dérivé d’instincts fondamentaux, donne une image limitée et déformée de la nature humaine. Penser que tout élan spirituel est une superstition primitive ou une psychopathologie dont les origines sont à rechercher dans les conflits irrésolus de la petite enfance, c’est avoir au moins trente ans de retard sur notre connaissance actuelle de la conscience.

 

 

Votre approche suscite en France un certain scepticisme, si ce n’est de la peur. Comment l’expliquez-vous ?

 

Parce qu’elle remet radicalement en question les anciens modèles, et que les psys français sont très imprégnés de l’esprit lacanien. Mais il faut reconnaître qu’il n’est pas facile pour un professionnel d’abandonner une théorie sur laquelle il a fondé toute sa pratique, et même son existence, pour adopter un autre système de pensée. Cependant, je vois tous les jours de plus en plus de gens prendre conscience de leur besoin de renouer avec leur dimension spirituelle, leur soi supérieur. Je pense qu’il s’agit même d’une urgence! C’est pourquoi nous sommes en train d’assister, dans le monde de la psychologie et de la psychothérapie, à un changement total de paradigme. Beaucoup comprennent maintenant que le modèle matérialiste ne fonctionne plus et que l’approche transpersonnelle réintègre l’homme dans l’univers. Cette vision globale permet un réel retour aux valeurs essentielles de la vie et de l’âme, en même temps qu’une ouverture sur ce que sera notre futur. Et je n’ai à présent plus aucun doute : la psychologie du XXIe siècle sera transpersonnelle, parce qu’elle participe à la transformation de la conscience planétaire.

 

 

 

 A lire : Pour une psychologie du futur de Stanislav Grof 

 

Ce livre nous permet de découvrir le bilan de quarante années de recherches scientifiques sur la conscience humaine, et pourquoi les états modifiés de conscience ont un pouvoir thérapeutique très puissant. L’avenir de la psychologie dépendra de la façon dont nous serons capables de nous dégager du carcan des théories matérialistes. L’ouvrage de référence sur le transpersonnel, accessible à tous (Dervy, “Poche”, 2009).

 

Source : Le grand entretien  Stanislav GROF 

Entretien réalisé par Stéphane Allix & Paul Bernstein©INREES/Allix&Bernstein2008 

Publié dans le magazine de l’INREES, N°3, printemps/été 2009

POUR CREUSER LE SUJET : Le pouvoir infini de la conscience – Pr Stanislas Grof

 

 

 

Écrire commentaire

Commentaires: 9
  • #1

    Martin (dimanche, 29 décembre 2019 19:17)

    Bonjour. J'ai lu tout ça, et après avoir lu beaucoup trop de témoignages faux, car maintenant quand on allume le site internet, et qu'on tape Kundalini on la trouve de partout. Alors que personnellement j'ai 55 ans j'ai connu le sens du mot Kundalini à l'âge de 30 ans et je l'ai eu violemment pour la première fois j'avais 20 ans et s'est en lisant un livre d'une Américaine que j'ai connu le sens du mot, ce livre intitulé je crois <se retrouver en soi >m'a sauvé la vie parmi tant d'autres fois. Car j'ai vu les portes de l'enfer, j'ai parcouru la psychiatrie et jamais rencontré de cas comme moi, pas au sens de Lego mais au sens personnelle j'aurais bien aimé rencontrer des gens comme moi . parcouru des sites en m'apercevant, que c'était devenu un business. Alors qu'on ne joue pas avec ces choses-là c'est beaucoup trop de souffrance la Kundalini m'a apporté beaucoup de choses sagesse, voyance, magnétisme, télépathie, pouvant me déplacer pour aider quelqu'un, si les compteurs électriques sont bien ouverts bien entendu je passe pour un fou je suis tout seul avec mon seau mon râteau m'a pelle sur la plage au mois de décembre. J'ai des secrets au fond de moi, qui pourrais rendre n'importe quelle personne heureuse jusqu'à la fin de sa vie si elle les appliquait. Mais je suis fou, je suis en boucle psychose et tant d'autres choses c'est dommage. les crises qui m'ont le plus marqué, j'ai senti mon sang circuler dans mon corps à la vitesse de la lumière des doigts de pied aux doigts des mains aux bras et aux jambes au cœur pendant un temps indéfini j'ai eu la peur de ma vie. Rien à voir avec la spasmophilie que j'ai bien connu aussi et j'en ai eu plein des comme ça, les portes de l'enfer. La seule chose positive que j'ai vu c'est une table avec une nappe blanche, des bougeoirs je crois, sortir d'une sorte de tornade blanche c'était magnifique, j'étais attiré par ça c'est parti je n'ai jamais revu ce phénomène, peut-être que c'était simplement la pour m'éviter le suicide . J'ai bien connu la psychiatrie les électrochocs contre mon gré les neuroleptiques les benzo tout ce qu'on peut imaginer plus j'en prenais plus c'était l'enfer, aujourd'hui c'est en train de revenir après un combat chronique de plus de 10 ans sous forme de haine colère après une injustice administrative... la méchanceté jalousie des gens pourquoi . ?... j'ai pris conscience que tout ça était des boosters négatif-positif, le négatif va au positif et vous fait avancer avec une qualité on ne fabriquera pas une qualité. Au fait j'ai oublié sans compter les montée de Kundalini la boule qui part du bas du ventre et qui va taper le sommet du crâne a la puissance d'un volcan suivi de lumière passans devant les yeux, bouche sèche et le cerveau qui se met à analyser tout ce qu'on voit ça peut paraître beau bien mais c'est flippant j'en ai fait plusieurs dizaines mais là j'en peux plus je tombe malade je suis en train de mourir à petit feu, j'ai bien compris que ça m'obligeait à regarder sur un bon chemin, un autre chemin. Mais je ne suis pas méchant au contraire je donnerai tout alors quel chemin ? Aujourd'hui si on me donnait 200 million d'euros pour revivre ça, je ne signe pas... je ne peux pas tout dire il faudrait un livre une épaisseur au moins 4,5 cm, désolée pour les fautes d'orthographe mais mon niveau d'école et en de la primaire dû à un passé chaotique j'ai d'autres chats à fouetter que les fautes d'orthographe. J'aimerais simplement un jour avoir une personne qui m'aide à passer cette Kundalini en positif finale. Merci cordialement Monsieur Martin Patrice

  • #2

    Martin (dimanche, 29 décembre 2019 19:29)

    Je vous ai envoyé un long message au sujet de la
    Kundalini cordialement Monsieur Martin Patrice et j'ai oublié ce que j' ai lu et le plus rapprochant et le plus vrai de tout ce que j'ai vu re mercie�

  • #3

    Sylvain (mardi, 31 décembre 2019 00:29)

    Bonjour,
    J’ai vécu une expérience similaire à la tienne,
    On peut en parler éventuellement...
    J’habite Nantes.
    s y l v a i n g u y e t @ y a h o o . f r

  • #4

    Magali (vendredi, 06 mars 2020 00:45)

    J ai aussi vécu une quête intérieur malgré moi qui m a emmené sans que je sache à cette montée fulgurante de la kundalini il y a 5 ans...
    Tt est venu à cette expérience mystique dû à un profond désespoir très personnel, je ne comprenais pas ce qui se passait, j ai cru devenir folle et personne ne comprenait ce que je traversais...
    Dans cette quête, tout était par palier passant par la nuit noire de l âme, l ouverture du cœur et cette rencontre hors norme ou la kundalini s est révélée, passant par palier mes chakras, transcendante de lumière, j ai vu ma propre lumière sortir par ma tête, mon ego se dissoudre me projetant dans le cosmos, l univers... baigné dans un amour nirvanesque de béatitude, indescriptible..... Un amour non terrestre et si puissant que j ai ressenti "la petite mort"... Des expériences dites paranormales se sont présentées à moi, des petits éclairs de lumières, des ectoplasmes, présence bienveillante, les dons de meduimnites, clairvoyance, télépathie se sont révélés.... Une connexion profonde avec les arbres ou je ressentais des présences bienveillantes Ça été le moment le plus magique de ma vie, l expérience de la kundalini a été très positive, elle m à guérit de mes profondes blessures et souffrances que je portais en moi depuis l enfance... Elle m a bouleversé... Toute ma vie j ai cherché inconsciemment qui j étais vraiment passant par les ténèbres et l enfer...
    Le lobby de la psychiatrie occidentale est verrouillé et pas ouvert à cette forme de mysticisme spirituelle.
    A l heure d aujourd hui, je me sens bien seule avec cette connaissance

  • #5

    Mary (lundi, 16 mars 2020 17:00)

    Bonjour Magali

    Si tu veux nous pourrions prendre contact. Je vis une expérience spirituelle toute recente (12 jours) qui a ressemblé au début à une descente aux enfers avec montee de kundalini et cherche des personnes pour en discuter. Effectivement on se sent bien seule. Pour ma part ça m'est tombée dessus d'un coup.

  • #6

    Marie (mercredi, 18 mars 2020 21:55)

    Bonjour Mary, peux tu me dire combien de temps a duré ta descente aux enfers car je pense être en plein dedans depuis 3 jours. Comment t'en es tu sortie ? Merci pour ton aide, je suis très angoissée par cette situation.

  • #7

    Inès (lundi, 20 avril 2020 18:22)

    Bonjour,
    Je vis également cette expérience depuis 2 nuits et c’est atroce, j’ai l’impressIon que je vais exploser. J’essaye de l’accueillir mais c’est difficile, trop long trop angoissant. Je finis au bout de 2 heures par prendre un anxiolytique pour réussir à dormir mais le lendemain est très dur, je reste angoissée toute la journée, je suis même aller voir le médecin aujourd’hui, et le soir approche..... si vous avez des techniques pour le vivre mieux je suis preneuse, j’ai essayé des techniques de respiration mais cela ne marche pas.

  • #8

    Magali (jeudi, 07 mai 2020 17:03)

    Vos angoisses viennent avant tout de vos propres peur de vous même... De faire face à vous, à vos "démons" intérieurs liés à "la mort"
    J ai laissé un commentaire précédent sur ma propre expériences il y a qques années...
    Et j avoue que ces angoisses ont été très terrifiantes lorsque je me suis retrouvée en face et que je ne pouvais plus me cacher...

  • #9

    Jennifer (mardi, 19 mai 2020 18:58)

    Bonjour, je suis reconnu skizophrene, et j'aimerais échanger avec des personnes qui ont connus cette kundalini